16 octobre 2006
Confiture d'oignons rouges
Comme un chutney, la confiture d'oignons est un condiment qui trouve facilement sa place à table: pour les grands soirs sur un toast avec une tranche de foie gras; à l'apéro avec les copains sur un chorizo grillé au vin rouge; ou tout simplement à côté d'un plateau de fromages (ce confit s'accorde particulièrement bien avec un fromage de brebis type Manchego ou de la tomme).
Elle est meilleure si on ne la conserve pas au frigo (cela change la texture), donc à consommer assez rapidement.
Pour 1 gros bocal:
- 5 à 6 gros oignons rouges
- 100g de sucre
- 3 c. à soupe de vinaigre de vin rouge à la framboise
- 3 c. à soupe de porto ou de vin rouge
- 2 clous de girofle
- 1 graine de cardamome
- 1 grosse noix de beurre+ 4 c. à soupe d'huile végétale
Commencer par émincer finement les oignons, alors là, je préfère vous prévenir, vous risquez de verser quelques larmes ...mais le résultat en vaut la peine!
Faire fondre, dans une cocotte chaude, le beurre et l'huile.
Y faire suer les oignons émincés pendant 5 à 10 minutes, en remuant souvent et en ajoutant un peu d'huile ou de beurre si nécessaire.
Ajouter le sucre, le vinaigre, le porto ou le vin, les épices, bien mélanger.
Couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant 45 minutes à 1h, en remuant souvent.
La confiture est prête lorsque le liquide s'est évaporé, goûter afin de vérifier que les oignons sont bien cuits et fondants.
14 octobre 2006
Une crème brûlée au romarin
Cet été, en cuisinant des abricots rôtis au romarin et au miel, j'avais redécouvert les vertus gustatives du romarin: un délice, à condition de l'utiliser avec parcimonie, car il est très parfumé.
Finement haché dans la crème brûlée, le romarin développe tout son arôme, et le résultat est surprenant.
Alors, pour suivre les préceptes de Fred, tant pis pour la ligne, et vive la crème!
Pour 4 crèmes brûlées:
- 50 cl de crème liquide
- 80g de sucre
- 5 jaunes d'oeufs
- 1 gousse de vanille
- une petite branche de romarin fraîche
- un peu de cassonade / sucre roux (pour caraméliser les crèmes)
Préchauffer le four à 90°C.
Fouetter dans un saladier les jaunes d'oeufs et le sucre, jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Fendre la gousse de vanille en deux, gratter l'intérieur et l'ajouter au mélange oeufs-sucre.
Enfin ajouter la crème liquide froide, fouetter le mélange pour qu'il soit bien homogène, si nécessaire ôter la mousse qui se forme à la surface à l'aide d'une écumoire.
Hacher très finement le romarin, et le disposer au fond des quatre ramequins placés dans un grand plat à bord hauts. Verser délicatement la crème dans les ramequins. Remplir le grand plat d'un fond d'eau (0,5 à 1 cm de hauteur), afin de cuire les crèmes au bain-marie.
Enfourner à 90°C environ 1h, la crème est cuite lorsqu'elle est encore un peu tremblante au centre.
Laisser refroidir puis mettre les crèmes au frigo jusqu'au moment de la dégustation.
Saupoudrer uniformément de cassonade chaque crème, les passer sous le grill du four quelques secondes, attention en surveillant ça dore très vite!
Servir immédiatement.
04 octobre 2006
Noces de velours
Mais que font un potimarron et une patate douce quand ils se rencontrent?
Ils arrachent des "hmmm" et des "waouh" à ceux qui les dégustent, une fois passés par votre marmite! Ces deux-là s'accordent parfaitement: le petit goût noisette du potimarron est mis en valeur par la chair sucrée de la patate douce.
Cela donne un authentique velouté, d'une douceur mémorable.

Pour 4 personnes:
- 1 potimarron de taille moyenne
- 1 patate douce
- 1 oignon
- 1 bouquet garni: quelques branches de thym, deux feuilles de laurier, quelques branches de persil ficelés ensemble
- 1 cube de bouillon de légumes ou de volaille
- sel, poivre
Ce potage se mérite: il va falloir éplucher le potimarron sans y laisser ses doigts! Avec un économe et en épluchant quartier par quartier, c'est plus facile. Sur ce point, chacun sa méthode.
Une fois épluché, le couper en gros cubes.
Eplucher la patate douce, la couper aussi en gros cubes.
Emincer l'oignon, le faire revenir dans un peu d'huile d'olive. Quand il est translucide, ajouter les dés de potimarron et de patate douce. Faire revenir rapidement tous les légumes, en remuant bien. Couvrir d'eau un peu au-dessus du niveau des légumes, ajouter le cube de bouillon, le bouquet garni, saler, poivrer.
Laisser mijoter tranquillement 20 à 30 minutes, jusqu'à ce que les légumes soient bien cuits.
Retirer le bouquet garni, puis mixer longuement pour obtenir un velouté, vérifier l'assaisonnement, c'est prêt!
Servir avec un trait de crème fraîche ou avec quelques fruits secs grillés.
01 octobre 2006
Scones du dimanche
Après la saga des petits pains au lait, voici les nouveaux chouchous des ptits dej' pluvieux: les scones!
A préparer le matin-même (en 30mn c'est prêt) bien sûr, ils auront beaucoup de succès.
Pour 12 scones :
- 50g de raisins secs
- 250g de farine
- 50g de sucre
- 2 c. à café de levure chimique
- 60g de beurre froid
- 1dl de lait
- 3 c. à soupe de miel
- 1 jaune d'oeuf
- 1 pincée de sel
- 1 pincée de cannelle
- quelques noisettes pilées
Mettre à tremper les raisins secs dans l'eau tiède.
Sur le plan de travail, disposer la farine en tas et le beurre par dessus. Sabler entre les doigts jusqu'à obtenir une texture... sableuse !
Ajouter le sel, le sucre, la cannelle et la levure et faire un puits.
Dans un bol, dissoudre le miel dans le lait, puis verser le mélange dans le puits.
Travailler la pâte, puis ajouter les raisins égouttés et les éclats de noisettes.
Etaler la pâte (ajouter un peu de farine si elle colle trop) à 2 centimètres d'épaisseur, puis découper à l'emporte-pièce ou avec un verre des cercles. Badigeonner au jaune d'oeuf légèrement battu avec un peu d'eau.
Enfourner à 200° pendant 10-15 minutes.
Déguster encore tiède, coupé en deux, avec une noisette de beurre et/ou de la confiture, voire, pour rester dans la tradition britannique, du lemon curd.
26 septembre 2006
L' automne est de retour...
...et les bonnes tartes réconfortantes aussi! A savourer avec un bon thé brûlant pour le goûter. En voilà une de saison:
LA TARTE BOURDALOUE AUX POIRES ET A LA CREME D' AMANDES
Pour les pressé(e)s, pas de soucis, on peut remplacer les poires fraîches par des poires en boîte, votre tarte sera délicieuse!
Pour 1 tarte (6 personnes):
PATE BRISEE
- 165g de farine
- 75g de beurre
- 1 oeuf entier
- un peu d'eau
- une bonne pincée de sel
- 15g de sucre
CREME D'AMANDES
- 100g de beurre mou
- 100g de sucre
- 100g de poudre d'amandes
- 2 oeufs entiers
- 1 c. à café de vanille liquide (à ajuster selon votre goût!)
- 12 cl de rhum (facultatif)
- 10g de farine (facultatif, à ajouter si la crème est trop liquide)
GARNITURE
- 3 belles poires fraîches ou 6 demi poires en boite
- une poignée d'amandes effilées
Préparer la pâte brisée
Sabler la farine et le beurre ensemble: faire passer la farine et le beurre entre ses mains jusqu'à obtenir une pâte où le beurre a presque disparu, comme du gros sable.
Ensuite, faire un puits, y mettre l'oeuf entier, le sel, le sucre et un peu d'eau. Mélanger progressivement sans trop travailler la pâte, ajouter encore de l'eau si nécessaire.
Former une boule, l'aplatir un peu au rouleau pour obtenir une petite galette (comme un camembert).
Emballer dans du cellophane et mettre au frigo au moins 1/2h.
Confectionner la crème d'amandes
Pendant que la pâte repose, préparer la crème d'amandes.
Dans un saladier, fouetter le beurre ramolli et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Y ajouter la poudre d'amandes, fouetter, ajouter les oeufs, fouetter à nouveau, puis la farine si nécessaire.
Enfin incorporer le rhum et la vanille liquide, bien fouetter le mélange. Réserver.
Tailler les poires
Peler les poires, les couper en deux, évider le coeur de chaque moitié, puis couper assez finement chaque moitié en faisant attention à conserver sa forme (maintenir la poire avec sa main) d'origine. Vous allez obtenir 6 moitiés de poires émincées. Incliner légerement les poires de la pointe vers le côté le plus large avec la main.
Terminer la tarte
Étaler la pâte bien froide, foncer le moule, piquer la pâte à la fourchette, puis étaler dessus la crème d'amandes (environ 250g).
Déposer délicatement sur la crème les demi poires, la pointe de la poire dirigée vers le centre de la tarte, une par une, sans les coller les unes aux autres, la crème doit rester apparente entre chaque poire.
Saupoudrer d'amandes effilées les parties apparentes de crème.
Mettre au four à 200°C, pendant environ 30minutes.
10 septembre 2006
C'est la rentrée à l'école de cuisine
Voilà une semaine que j'ai repris la route de l'école, à raison de 5h de pratique quotidienne en cuisine, plus des cours théoriques (hygiène et sécurité, diétetique, technologie de la cuisine etc...).
Avec mes compagnons cuistots en herbe (nous sommes une douzaine, moitié hommes/femmes, de tous horizons), j'observe religieusement notre Chef nous apprendre les gestes de base pendant les travaux pratiques: les taillages et tournages des légumes, les cuissons, en faisant de mon mieux pour reproduire ces techniques dans les règles de l'art (c'est loin d'être évident, mais j'essaie...).
J'ai donc enfin sorti mes couteaux flambants neufs de leur mallette, et j'apprends à manier l'éminceur en évitant les bobos !
Allez hop je vais réviser mes notes, histoire d'être au point pour cette nouvelle semaine.
07 août 2006
Tartelettes aux fruits d'été pour retour de voyage
C'est un beau roman, c'est une belle histoire...
Il était parti là-bas, travailler dans le sud avec les z'artistes.
Elle était restée là-haut sous le soleil plombant de Paname.
Des jours et des jours plus tard,
Il allait arriver, tard dans la nuit.
Impatiente, elle rêva pour lui une "gourmandise pour retour de voyage",
Le saltimbanque y croqua à pleines dents,
Et il se racontèrent leur vie...
Pâte sablée et crème citronée (pour 1 grande tarte ou 6 tartelettes): la recette est déjà ici, pour obtenir une crème citronée, j'ai remplacé la badiane par le jus d'1/2 citron.
Garniture
Quelques baies d'été, celles que certains ont la chance d'avoir dans leur jardin, pour les citadins vive les barquettes : myrtilles, groseilles, framboises...
Lorsque la pâte est cuite, y disposer généreusement la crème pâtissière, puis les petits fruits.
A croquer encore tiède, les yeux dans les yeux avec son amoureux(-se), à la nuit tombée...
20 juillet 2006
Celle qui retournait sur les bancs de l'école, ou le début d'une nouvelle vie...
Je vous entends déjà...A l'école?? Bah pour quoi faire tiens? Quelle drôle d'idée?!
crédit photo: http://www.au-village-des-petits-artistes.com
Le 1er septembre prochain, je reprends donc le chemin de l'école...de cuisine!
Adios ma vie d'assistante dans un cabinet d'audit, je veux désormais me consacrer à ma passion, et en faire mon métier. Et c'est parti pour plusieurs mois intensifs à l'Ecole Grégoire Ferrandi, à Paris, avec l'espoir fou de décrocher le CAP cuisine en juin 2007.
Sur les pas de AnneE et Fred, je me prépare à cette grande rentrée. En commençant par la "virée-achat-de-la-mallette-à-couteaux" dès demain, suivie bientôt par "l'essayage-de-la-toque-du-tablier-et-des-sabots".
![]()
crédit photo: http://www.egf.ccip.fr/
A très vite pour le récit de mes péripéties ferrandiennes!
10 juillet 2006
Cuisine balinaise - Opus 2: Dans la feuille de bananier, avec les doigts!
A Bali, non seulement la vie est douce, mais en plus les repas sont toujours délicieux!
Dès le petit-déj, pris très tôt - vers 7h du mat', avant que la chaleur ne soit pesante - dans notre petit bungalow pour amoureux au milieu des rizières, c'est un régal: des fruits frais (mangue/papaye/pastèque/banane) et une sorte de crêpe balinaise fourrée à la banane, avec...du thé bien sûr.
Dans l'ensemble, les déjeuners pris sur le pouce dans les "warung" (petite baraque souvent en bord de route, où l'on mange pour 3 centimes avec les gens du coin), toujours hauts en couleurs, étaient plus authentiques et bien meilleurs que ce que l'on pouvait avoir dans les restos à touristes.
Première découverte: pas de baguettes à Bali! Que des fourchettes! Dommage, je m'étais pourtant entraînée au maniement de la chose avant le départ... En fait, traditionnellement, les balinais mangent avec les doigts leur nourriture déposée au creux d'une feuille de bananier.
La base de la nourriture balinaise est bien évidemment le riz, l'île abondant de rizières. Le NASI GORENG est un délicieux plat de riz sauté au wok avec des petits légumes croquants. Dans le même esprit, les MIE GORENG (recette très vite) sont des nouilles sautées et bien épicées, nos chouchoutes, qui furent notre repas quasi-quotidien...
On trouve aussi le NASI CAMPUR, où un assortiment de viandes, légumes, poissons accompagnent le riz:
L'Indonésie est aussi le pays du SATE (ou satay), j'avais testé il y a quelques temps les délicieuses brochettes de saté en feuilles de bananier. Pardon pour mon ignorance: à l'époque j'avais décris ce plat comme thaï...Comme quoi, les voyages forment les cuistotes en herbe! Tiens je partirai bien en Thaïlande la prochaine fois ...
Bref, les voilà, les fameuses brochettes de poulet et porc avec leur petite sauce saté à la cacahuète:
Vous en voulez encore???
Le dernier soir, on s'est fait plaisir en allant dîner au BUMBU BALI , restaurant très réputé du chef d'origine suisse Heinz von Holzen, tombé amoureux de Bali et de sa cuisine. Le site web est chouette et il y a de nombreuses recettes, de quoi satisfaire votre curiosité.
Donc, le grand jeu, on a gôuté au RIJSTTAFEL. C'était un plat typique du temps des colons hollandais à Bali, qui ne se cuisine presque plus de nos jours. Que dis-je un plat, c'est un véritable festin! Je vous laisse juger: une dizaine de plats, trois sortes de riz différents (riz sauvage/riz blanc vapeur/riz jaune aux épices), de quoi goûter à toutes les saveurs de l'île. C'est un peu l'ancêtre des tapas à la balinaise...
Un assortiment de desserts pour terminer?
Il faut encore que je vous raconte mon cours de cuisine, c'était extra.
PS: L'autre jour, en papillonnant sur le blog d'Eric Roux, j'ai découvert ce lien vers un chouette site qui propose des voyages culinaires sur mesure, ça fait rêver et je trouve l'idée excellente : http://www.travelfood.fr
21 juin 2006
Cuisine balinaise - Opus 1: Le retour
Me voilà de retour de vacances magiques à Bali, petite île d'Indonésie envoûtante, la preuve en images...
Des rizières verdoyantes, des statues de Ganesh fleuries partout, des paniers à offrandes;
Et des fleurs, des temples, des bouddhas, des paysages luxuriants
A vrai dire il m'a fallut un petit temps d'adaptation pour reprendre le rythme de la vie parisienne, et j'avoue avoir délaissé un peu mon blog chéri, les soirées passées aux terrasses des bistrots plutôt que devant mon ordinateur aidant...Aïe coupable je suis!
Dans ma besace j'ai pourtant des tas de nouvelles recettes de là-bas et un cours de cuisine balinaise à vous raconter, à découvrir dans mon prochain opus. Bientôt aussi une question -photo mystère. Les prochains messages seront donc très orientés "Bali", pardonnez-moi d'avance, mais je suis tombée sous le charme de cet ancien royaume, et la gastronomie y est raffinée et épicée à souhait.
A très vite pour l'Opus 2: Dans la feuille de bananier, avec les doigts!































